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Comtpe Rendu AG Isic du 5 février

Lundi, 09 Février 2009 11:07

L'Assemblée Générale de l'ISIC du 5/02/09 a rassemblé, de 9h30 à 12h, Enseignants, IATOSS et Étudiants dans l'amphi Salomon dans le but d'informer et d'échanger sur les raisons du mouvement de protestation des enseignants-chercheurs, ainsi que les modalités d'action prévues. Voici le compte rendu de Raphaël Louvradoux, un de nos élus UFR de l'ISIC.


Mme Versel, Mme Soubiale, Mme Pecolo, M Loquay, M Baudry, M Lancien, Mme Hong se sont succédés pour globalement expliquer :

- Que cette protestation se dirige contre le volet de la Loi LRU (dite de l'autonomie des Universités) qui prévoit une modification du statut de l'enseignant-chercheur laissant de fait la liberté seul Président d'Université de moduler le rapport heures de recherche/heures d'enseignement de chaque enseignant-chercheur, permettant toutes les dérives ;

- ainsi que contre la mastérisation de la formation des enseignants du primaire et secondaire, qui aboutirait entre autre à créer un pool d'enseignants vacataires (non-titulaires) corvéables à merci, en passant par la suppression des IUFM et avec eux la disparition du stage d'un an qui permettait un premier contact un peu amorti avec le métier d'enseignant.

- Que le gouvernement fait preuve de mépris et la presse de méconnaissance à l'égard d'une profession qui traine un certain nombre de préjugés qu'il est nécessaire de balayer.
* Le lien entre recherche et enseignement, ainsi que la pratique libre et coordonnée des deux, est nécessaire ; auxquelles s'ajoutent des tâches de gestion, d'administration croissantes.
* Les enseignants-chercheurs sont déjà évalués, selon le principe de "l'évaluation par les pairs", c'est-à-dire qu'un prof évalue un prof, et encore, un linguiste un linguiste, et non pas un mathématicien un historien (chose remise en cause par la réforme, alors qu'en vigueur et ayant fait ses preuves partout ailleurs)
* La recherche Française est bonne, et de surcroît elle a du mérite quand on voit le peu de moyens dont elle dispose.
* Cette protestation n'est pas qu'un cri d'alerte corporatiste, l'enjeu est la survie du service public d'enseignement, du service public en général, et de l'avenir et des conditions d'études de nous autres, étudiants.

- Que par voie de conséquence, et après plusieurs AG des personnels et enseignants de Bordeaux 3 s'inscrivant dans la coordination nationale (dans laquelle Bordeaux 3 est représentée, enseignants, IATOSS et étudiants), il avait été décidé la rétention administrative des notes, que la mobilisation serait concentrée sur des journées dédiées, banalisées, pendant lesquelles seraient organisés des cours publics hors de la fac, manifestations, marches sur le Rectorat, piques-niques ou freezes, ainsi qu'AG ou réunions d'explication et d'information.

- Que ce mouvement est assez singulier et témoigne d'un ras-le-bol général, puisque le nombre et le taux de grévistes et très important et comprend des gens de tous bords politiques, une majorité de non-syndiqués, et que même les IUFM, IEP ou Facs de Droit se joignent au mouvement, eux si peu habitués des remous sociaux.


Nous, étudiants (Mathieu Jenty, Raphaël Louvradoux, Sandra Carvalho [A l'égard de laquelle M.Lancien rappelle que l'année dernière, l'UNEF était tombé d'accord avec le gouvernement quant à la Loi LRU], et celui dont je ne connais pas le nom et qui proposait un Forum de réflexion et d'émulation), étions globalement d'accord avec ce qui a été dit (en témoignent les applaudissements chaleureux suivants les plus enjouées des interventions, et à mon souvenir, pas de huées).

En rappelant tout de même que :

- Au moment du mouvement contre la Loi LRU l'an passé, les étudiants avaient cherché en vain un soutien du côté des enseignants.

- Qu'il était absolument nécessaire de continuer à informer régulièrement et précisément tous les étudiants, sous peine de se priver de leur soutien nécessaire ; ainsi que de communiquer efficacement et avec insistance avec la presse et l'opinion publique, sous peine de voir le mouvement s'éteindre prématurément dans l'indifférence et l'inutilité.


Pour plus d'informations :
> le groupe facebook avec toute l'actualité pour Bordeaux 3

> le site du collectif national, avec les motions, les analyses de textes et les réponses aux discours

 

Pour ceux qui s'inquiètent avant tout de l'avenir de l'Université et du système éducatif en général.

Raphaël Louvradoux
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